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EllisSholl74
94 Newmarket Road
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079 2448 5546 https://www.tailoredsuitparis.fr/produit/trench-coat-croise-beige-a-col-anglais/ *******
La ceinture en taffetas s'attache à l'arrière ; elle se termine par une rosette et des rubans de satin. Le bouffant à l'arrière de la jupe s'est transformé, comme on peut le voir ici, en ce qu'on a appelé la « tournure » de 1870. À l'époque, le bouffant est habituellement soutenu par une sous-construction, la tournure, souvent faite de crin de cheval. Le corsage à taille courte et à petites basques est pourvu de longues manches et de larges poignets agrémentés de bandes de taffetas bleu-vert foncé et de deux boutons recouverts de faille, comme tous les autres boutons du vêtement. Le bord inférieur de la veste est garni des mêmes bandes de taffetas ; celles-ci sont également utilisées pour créer, sur le devant et dans le dos, un V suggérant un empiècement. La basque est plus longue à l'arrière et forme un postillon à pli rond avec revers boutonné et orné de deux boutons.
Le vêtement a été daté d'après des renseignements fournis par la donatrice sur la date du mariage. De plus, les poches placées à l'arrière, comme celle de notre modèle, ont été en vogue entre 1876 et 1878 environ, ce qui confirme ces renseignements.
Sur le devant, sous le col droit en moire de soie plissée, se trouve un double volant de chiffon garni de bandes horizontales de mince ruban noir et de valenciennes. Ce type d'ornement se prolonge verticalement jusque dans le bas du devant du corsage. Le col droit est partiellement orné à l'arrière d'un volant de chiffon froncé garni d'un mince ruban de velours sous un col montant froncé de satin bordé de dentelle chimique. Les courtes basques de taffetas chiné sont accentuées à la taille d'un ruban de velours garni à l'avant de deux boutons diamantés. Vers la fin des années 1860, la jupe s'aplatit à l'avant, et l'ampleur est rejetée vers l'arrière.
Ce corsage ajusté en taffetas s'arrête à la taille; il est à col droit et a de larges manches ballon garnies d'un ruban de velours sous le bouffant. Le milieu du dos est orné d'un étroit plissé plat vertical, également froncé dans le haut. Les parties étroites des longues manches rejoignent sous le bouffant une camisole indépendante portée sous le corsage, Les parties étroites des manches sont amovibles, tout comme la camisole, pour une tenue plus habillée.
Les photographies des Archives Notman indiquent également cette nouvelle tendance vers une ligne plus verticale. Dans les années 1870 et 1880, il était fréquent que les robes de mariées ne soient pas blanches. À l'époque où la robe de Mme Brennan a été commandée, la suprême élégance consistait à porter des couleurs prunes. Dans le numéro du 30 janvier 1877 du journal montréalais The Evening Star, J. Carroll and Co. annonce, sous l'en-tête « New Dress Goods » (Nouveautés en matière de robes), dix sortes de tissus, tous dans les tons de prune. Et dans le numéro du 31 août 1878 du Montreal Daily Witness, S. Carsley, qui logeait aux 393 et 395 rue Notre-Dame, annonçait « un nouveau lot de toutes les teintes de prune, la meilleure offre en magasin ». Au début des années quatre-vingt-dix, la manche s'élargit pour atteindre des proportions volumineuses au milieu de la décennie.